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  • Géorgie forever !

    Il y a des voyages qui nous font plus qu’on ne les fait… Mon séjour en Géorgie, en juillet, fut de ceux-là. Depuis mon retour, j’ai enchaîné les lectures liées à ce pays. Guides de voyage déjà consultés avant le départ, puis sur place. Relus rien que pour le plaisir de me souvenir. L’un d’eux est sur ma table de chevet et je le feuillette souvent avec nostalgie. Romans de Kéthévane Davrichewy. Histoire d’Ali et Nino, de Kurban Said. Cela n’a pas suffi. Il m’en fallait encore plus. Et une recherche menée sur Internet m’a conduite vers Nino Haratischwili, autrice d’origine géorgienne qui vit en Allemagne et écrit dans la langue de son pays d’adoption ! Pouvais-je rêver mieux ?! Elle parle de la Géorgie comme personne. Elle la qualifie de territoire de tous les extrêmes, expliquant que les Géorgiens ne font pas dans la demi-mesure. C’est sans doute la raison pour laquelle ils m’ont tant plu ! Même les revêches qui avaient le don d’exaspérer mon compagnon. Moi, allez savoir pourquoi, ils me faisaient rire. Et puis, leur attitude fut mille fois contrebalancée par le sourire généreux de bien d’autres !

    Nino Haratischwili est traduite en français et c’est dans cette langue que je la lis actuellement. Oui, je sais, honte à moi qui pourrais la lire en allemand. Mais puisque j’ai récemment trouvé un de ses romans dans la librairie située près de l’établissement où j’exerce (et qui n’est malheureusement pas en Allemagne !), je m’en suis emparée avec joie ! Je n’allais tout de même pas le laisser sur son étagère alors qu’il m’appelait si fort ! Le titre m’a immédiatement plu : La lumière vacillante (Das mangelnde Licht en allemand, et les germanistes constateront que le titre allemand renvoie à une lumière manquante, tandis que le titre français est moins « radical » : la lumière est certes vacillante, mais elle est là, quelque part, reste à savoir où). Ce livre comporte presque 800 pages. J’en suis à la 154ème ! Et je suis déjà conquise, je l’ai été tout de suite. À tel point que tous les matins, en partant au travail, j’y pense, c’est le petit trésor qui vibre en moi et m’accompagne partout où je vais ! En marchant de l’arrêt de bus au collège, je me refais mentalement les pages lues la veille. Je me dis « vivement ce soir, que je le retrouve », comme on pourrait dire d’un être aimé.

     

    La lumière vacillante, c’est l’histoire d’une amitié qui unit quatre femmes. Leur lien prend racine dans l’enfance. L’autrice s’attache à décrire par le menu la personnalité de chacune, ainsi que le milieu dans lequel elle grandit. Je ne sais pas encore où vont aller ces quatre trajectoires, mais quelques phrases, çà et là, laissent entendre que toutes seront marquées par des épreuves dévastatrices. De celles qui vous font parfois douter du bien-fondé de l’existence. De celles qui vous amènent à ne voir que son côté obscur. Mais je crois que le titre (le titre français, en tout cas) nous dit qu’il y a toujours, quelque part, une lumière qui veille sur nous, même si elle est vacillante.

    Allez, trêve de bavardage, je m’en retourne à ma lecture ! Sans oublier que chaque page lue me rapproche aussi du premier concert que je ferai sur la tournée d’HFT ! Alors là je dis : « Vive le rock’n’roll, vive la littérature et vive la lumière, même faiblarde, même vacillante ! ».